Je suis en état de grand courroux !!!!!

Aujourd’hui je pousse un autre coup de gueule …
J’en ai marre !
Mon temps est aussi précieux que celui des autres !

Alors c’est fini !
Á dater de cette minute – considérez-la comme Historique,
Je ne supporte plus que ceusses qui lors d’un entretien sur un projet,
- surtout quand il s’agit de mes projets -
ont des idées de choses qu’ils pourraient faire
(pour m’avancer ou éventuellement m’aider)
que ceusses-là, disais-je, fassent des promesses qu’ils ne tiennent pas.
Vous savez le genre :
“Ah ! Là on pourrait faire ça ou ci !… Je m’en occupe, promis”

Arrêtez ces promesses fallacieuses !!!

Si vous n’êtes pas sûr de vous, donnez-moi votre idée,
- elle sera toujours la bienvenue,
Mais n’hésitez pas à ajouter que vous risquez de manquer de temps.
Si vraiment c’est une bonne idée, je pourrais toujours trouver le moyen de la réaliser.
Et je vous promets de vous en laisser la paternité.

Mais par pitié,
Surtout évitez-moi de perdre du temps à compter sur vous.
Mon temps est aussi précieux que le votre !!

Mon profil … ?! …. !? !!!

Depuis le temps que je recule l’heure de le faire.
Avec mon nez en piste de saut à skis,
Je préférerai vous présenter autre chose que mon profil !

Mais puisqu’il s’agit de me “profiler”
- avec l’accent tonique je vous prie -
Je vais faire un effort :

J’aime vivre !
(même quand ma vie, quelques fois, ne m’aime pas).

Mon univers le spectacle vivant.
Mon refuge : un p’tit nuage perdu au milieu des étoiles.
J’y regarde le spectacle des vivants
(et n’y applaudis pas à chaque fois).

Je hais l’injustice
(où qu’elle soit et quelque forme qu’elle prenne).
Je hais la guerre.
Je désobéis civilement. Vive Gandhi !
Je suis curieuse : j’aime apprendre, comprendre et faire mon tri …
Et transmettre (faut pas garder les bonnes choses pour soi tout seul !).

Ma liberté s’arrête où commence celle des autres
- et j’apprécie la réciproque.
(Je crois à l’auto-discipline. Suffit de dire pourquoi il faut ou ne faut pas).
J’essaie de toutes mes forces de ne pas faire à autrui ce que je ne veux pas qu’il me fasse.

Religieusement athée,
Politiquement marxiste tendance anar.
(Un moule c’est bon que pour faire des tartes !
Et comme on dit en Outre-Manche :
We cann’t admit a round ankle to a square hole !)

Mes goûts ???? … !!!!
J’aime ce qui me parle c’est mon unique critère.
Voyez vous-mêmes :

Littérature … De Sophocle à Philip K. Dick en passant par Rabelais, Edgard A. Poe, Reiser et Cavanna, etc …
(Ils sont trop nombreux).
Mais surtout sans oublier Frank Herbert.

Poésie … Baudelaire, Villon, Eluard, Brassens, Prévert ….
- et les autres dont les mots sont meilleurs que les miens …
Et sans oublier Boris Vian.
À ce propos : “Quand j’aurai du vent dans mon crâne …”
j’espère que mes petites filles seront fières de moi.

Théâtre … Euripide, Aristophane, Schakespeare, Molière, Bertold Brecht, Arabal, Alfred Jarry, …
Impossible de les citer tous.
Et qui voulez-vous que je choisisse ?
- Leur seul défaut c’est qu’il n’y a pas assez de rôle féminin !

Aussi :
Les romans policiers et fantastiques
- Rien de tel qu’un bon suspens ou un univers parallèle pour me détendre !
La BD avec un grand faible pour les comics !

En art ? … Éclectique, j’aime qu’on m’époustoufle.

Peinture … Ils sont si nombreux mais Dali = Ouah !
Pour mon anniversaire mon fils m’a offert “Le théâtre de ma vie” Paul Klee,
Superbe !
Sculpture … Céphisodote l’Ancien, Rodin, Calder, les statues de l’Ile de Pâques, Giacometti, …
L’air me manque !
Architecture … C’est génial ça bouge avec le temps qui passe !
Déco … “Modern Art”, “Art Déco”

Chez moi ?!?
Là vous frisez l’indiscrétion … Bon regardez :
Les murs sont blancs avec des livres du sol au plafond.
Le sol c’est du parquet.
Les meubles sont en bois peints ou teints en blanc avec une touche de noir,
- sur mesure que c’est moi qui les ai presque tous fabriqués -
Principe modules
- ça facilite les changements et mon goût pour la dissymétrie,
tout l’contraire de Hercule Poireau !
Et puis du verre et plein de couleurs (coussins, objets, fleurs, …).
J’aime les pièces qui ont l’air grand.

Cinéma … Pas vraiment cinévore ni parfaite cinéphile mais …
De Georges Mélies à Woody Allen, Therry Gilliam, Luis Bunuel, Pedro Almodóvar, Roman Polanski, …
- et tous ceux qui me coupent le souffle et m’ébaubissent.
J’adore le grand écran !
Musique … Je suis “freement diversifiée” !
J’écoute suivant mon humeur Beethowen, Antony Braxton, Lee Konitz, Alice Cooper, …
- Mais pas question de vivre sans.

Mes défauts ? …
Je les garde pour mes intimes
(ils me supportent merci à eux)
- surtout ne les attaquez pas :
je feule comme une tigresse et j’puis être de parfaite mauvaise foi.
Mes problèmes ? …
Je les laisse chez moi quand je sors,
- les autres ont bien assez à faire avec les leurs.
Quoique … Y a bien un truc qui n’gène vraiment que moi :
Je suis claustrophobe et dans la foule je deviens agoraphobe.
Non, ce n’est pas incompatible du tout !

Mes rêves ? … !! Ça c’est privé !
Mais entre nous en voici un (surtout gardez-le pour vous) :
Faire le tour du Monde – mais pas de voyage organisé.

À part ça ? …
Je fais ce que je dois sérieusement.
Mais je refuse de me prendre au sérieux.
Je veux rester capable de rire de tout
(faut pas que j’oublie de ne pas le faire avec n’importe qui).
Et j’ai de la chance quand je dérape mes amis me remettent à ma place !
(Ils peuvent être très caustiques).

Avec les autres ?
Je n’ai ni préjugés ni à-priori.

Chez les autres ? …
Je ne supporte ni les à-priori ni les préjugés
Je hais la vulgarité
(surtout quand ce sont des personnages publics qui le sont, les autres je les évite vite).
Et je n’aime pas la grossièreté inutile
Moi je me surveille,
Ainsi,
Quand la colère risque de faire exploser mon couvercle,
Je respire très fort,
Je rentre dans ma coquille,
Je trouve un lieu loin de tout où je puis crier très très très fort.
Sinon j’casse des crayons – ça ne leur fait pas mal (ils ont l’écorce dure)
Ça les multiplie …
le temps de tailler les morceaux, je suis calmée !
Ou j’vais au cinéma.
- C’est ma soupape de sécurité à moi.
Alors, s’il vous plaît, rappelez-vous que j’apprécie la réciproque.

Bon, …
Ben je m’arrête là, j’n'en ai jamais dit tant.
- En fait, si généralement, je ne suis pas bavarde …
Je vous donne ici l’occasion de vous apercevoir que quand je commence à parler …
Voilà j’m'arrête.

À dans cent ans pour le prochain profil.
(Comment ça :
“On aura tous du vent dans nos crânes” ?
C’est pas ça qui nous empêchera de ricaner quand même !?!
Et puis, la médecine fait des progrès chaque jour et l’espoir fait vivre !
Alors je réitère :
À dans cent ans pour le prochain profil.

Bonne, belle et longue vie à ceux qui me liront.

Quand j’vais au restaurant … Ce qui m’intéresse, c’est c’qu’il y a dans mon assiette !

D’abord mes yeux veulent être séduits :
Un plat beau au regard,
Comme mon nez est de la partie :
Un plat composé de produits frais,
Le fumet qui s’en dégage doit faire frétiller mes papilles.
Et quand je porte ma fourchette à la bouche …
Mon goût se transforme en gourmet !
Les promesses des yeux et du nez doivent être tenues :
Je veux des saveurs allant bien ensemble.
À la fin du repas je veux être satisfaite et …
Que l’addition soit raisonnable.

Cela suppose qu’en cuisine :
Les marmitons ont bien fait leur travail.
Ils ont préparé le programme !

Ils sont allés au marché,
Ont étudié toutes les options.
Rapport qualité prix.
Comment faire le « très bien » avec des moyens sensés.

Dans la cuisine ils ont choisis les bons récipients,
Le temps de cuisson idéal,
L’assaisonnement parfait,
Pour me servir au final un repas équilibré
Que je puisse bien digérer.

Comment ils ont fait ne m’intéresse que faiblement.
Le Chef que ces marmitons se choisissent …
C’est leur cuisine interne.
Que la serveuse et/ou le serveur soit agréable … ?
C’est un plus que j’accepte …
Un peu comme …
Une belle vitrine attire le chaland dans le magasin.

Par contre j’exige que cela soit fait et servi proprement,
Le respect de l’hygiène est irrévocable !

Bref si je suis satisfaite :
Présentez-moi le Chef et je voterai pour lui.
Mais n’oubliez pas avant de bien préparer le “menu”,
C’est la seule chose qui m’intéresse !

Le resto c’est comme la politique …
Peu importe le Chef seul compte le contenu de l’assiette !

Saugrenue !!!??

Des fois j’ai des idées saugrenues.
Pas vous ?

Des idées … Pas comme peigner la girafe ou marcher sur la Lune.

Non ! Plutôt rire en plein milieu d’une tragédie de Shakespeare …

Ou genre terre à terre : marcher pieds nus Place de la Concorde.
Me poser en montgolfière sur le toit de la Tour Montparnasse..

Ou carrément bizarres :
Un carnaval gigantesque avec des hautes personnalités déguisées.
Des « premier ministre » en bouffon du roi …
Un président de la République qui saute partout,
Comme un mouton qui chercherait sa toison d’or …
Un autre sur des échasses en pantalon rayé et coiffé d’un haut de forme …
Il est marrant c’ui-là, il a de trop grands pieds et des mains énormes,
- il veut attraper tout le monde !!
……….
Et tous tendant le bras pour gratter les nuages …
Ça ferait un super 14 juillet.

Ou alors m’installer sur un nuage – bien confortable, et contempler la Terre …
Avec tous les gens agités comme des fourmis ayant perdu leur fourmilière !!!

Bref, des idées bien saugrenues …
Comme courir autour de la Terre depuis le lever du Soleil pour, à l’arrivée, assister à son coucher !

Coucher du Soleil Levant

“Coucher du Soleil levant”
Huile sur toile L1000 X H810

Lucidité ?!

Ne jamais oublier que les roses ont des épines
Et que le meilleur engrais c’est le fumier.

D’ailleurs dans cette optique …
Oserais-je une question analogique ?
Notre société serait-elle
- pour certains -
un immense jardin de roses ?!? …
Non ! Ça, ça friserait le cynisme $€

(Oups ! Je voulais mettre des points d’exclamation !!)

Ouf, j’y suis !

Ça y est, je suis passée !
Youpi !!
J’ai bien cru que je n’y arriverai jamais.
Y’a bien quelques lambeaux,
Accrochés aux talons de mes bottes
Mais le principal est terminé.
Je la range avec le reste de mes souvenirs !

Le pire fut les dernières semaines :
Alors que j’étais certaine d’avoir tout bouclé,
Au moment où j’allais me détendre,
Enfin me reposer …
Une dernière vague de courrier est arrivée.

- LA déferlante !
Comme seule l’administration et ses clones en sont capables.
Vous connaissez le style :
“Nous avons bien reçu …. mais etc …”
Ou bien :
“Afin de mettre à jour … veuillez fournir etc …”
Ou encore :
“En complément de … le formulaire x.. nous est indispensable.”
Sans oublier le :
“Afin d’améliorer …”
Et la p’tite dernière :
“En raison d’un dysfonctionnement informatique …”
Etc, etc …
Vous connaissez ça l’genre Astérix ou Brazil.
Un vrai feu d’artifice :
Feuille bleue, feuille jaune, feuille verte …
Oh, la belle blanche !!
- Hé ! Faut le papier qui confirme le Net !

Bref tout pour me mettre en joie et que j’explose !

Rajoutez à c’la un léger mal de gorge, le nez qui coule …
Les tympans qui … aie-aie-aie-chic-chic …
Fièvre et fatigue qui en deux jours se transforment en
- Non ! Pas de grippe « machin ».
Juste une archaïque angine pas du tout virale.
- Et hop, par ici les antibiotiques :
Le cerveau dans le brouillard,
Le corps passé au rouleau compresseur,
La totale quoi !!!!!

Tout pour que je me souvienne d’elle comme si c’était la pire !
- Si elle avait été bonne pendant onze mois
… ce serait passable.
Mais là, elle aurait pu éviter d’en rajouter.

Quoique j’n'ai pas à m’plaindre,
Comme je suis restée au lit …
Je n’ai pas glissé sur le verglas.
Et si mon petit orteil est fracturé c’est de sa faute à lui :
- Il n’a pas évité la chute d’une boite de conserve.
Bon oui … je l’avais lâchée, mais involontairement et pas de très haut,
Il aurait dû se pousser..
Et mon P’tit Monde à moi ne s’est pas effondré,
Alors que si je fais le tour de la Planète.
Ce n’est pas la meilleure année qu’il fut.

Mais cette fois c’est fini !
J’ai émergé !
Au revoir 2009 !
Je vais enfin entamer la dernière année de la première décennie du siècle.
À moi 2010 !
J’arriiiiiive !!!!!!
Je suis pile à l’heure pour vous souhaiter une bonne et heureuse année !
… ?!? …
Comment ça on est le 1er février ?!
Justement … c’est mieux que le 14 … Non ?

Donc :
À vous qui passez me voir …
Que 2010 vous soit douce !

Maintenant, je vous laisse.
- Pas le temps de prendre mon temps,
J’ai un mois de retard sur mon programme.
I’ll be back … soon !

Sens dessus-dessous virtuel

Sens dessus-dessous virtuel !

19 Octobre 2159 … Aie, aie, aie ! Démagnétisés !!

Oui, si je n’ai pas donné de nouvelles depuis notre retour de croisière c’est parce que j’ai été démagnétisée !!
Voilà Réna, je te raconte,
Assieds-toi (ça va être un peu long) et imagine :

Comme de coutume à la fin de la croisière on fait escale sur la Lune pour prendre la navette Terra-Luna.
(Tu sais que les vaisseaux sont trop lourds pour se poser sur l’eau de la Terre et puis ça dépenserait trop d’énergie.).

Comme nous étions peu nombreux
- enfin moins nombreux qu’au départ puisque certains d’entre nous ont pris leur poste sur Mars à l’escale de retour.
Le commandant de la navette a accepté un chargement de piles d’énergie en provenance de Vénus.
Puisqu’on essaye au maximum de réduire les voyages de transports, c’était normal.

Par prudence on nous demande de bien rester dans nos quartiers – restreints pour la circonstance.
Pas de problème Lune à Terre c’est jamais que 32 heures de voyage.

Donc après deux jours sur la Lune,
- charmante l’escale je t’en parlerai plus tard -
Donc nous voilà de retour.
On débarque tranquilles, joyeux, des images plein la tête et les caméras.
Pressés de raconter notre voyage.
En même temps heureux de rentrer chez nous
- dix huit mois autour des planètes c’est quand même long -

Et là le cauchemar commence !

À peine les pieds sur le tarmac :
Une sonnerie stridente retentit,
Des flashs de lumière blanche (insupportables !) nous aveuglent,
Tous les employés humains prennent la fuite.
Nous sommes paralysés.

Les clones et les robots de sécurités convergent vers nous d’un seul mouvement et nous mettent en joue.
Jets de douches glacés à l’odeur de désinfectant !
Puis seuls les robots s’approchent de nous munis de rayons X !
Tout ça sans un mot !
- On se serait crus dans un film de science fiction !

Enfin sirènes et lumières s’arrêtent.
Un des clones s’approche et nous demande qui nous sommes et pourquoi nous venons sur Terre.
Le commandant se présente, nous présente.
Mais le clone nous annonce que nous sommes démagnétisés et qu’il va falloir vérifier.
Il nous dit de le suivre. Inutile de résister !
- Vu leur nombre (dix contre un), leur taille (pas moins de deux mètres) et leur visage sur mode agressif.
Comme en plus les robots armés les accompagnent -
Nul d’entre nous ne bronche, on les suit.

Le cauchemar devient film d’horreur !

On entre dans un tunnel peu éclairé et on nous fait entrer dans un sous-marin.
Toujours aucun humain.
Après deux ou trois heures de voyage on débarque dans un espace totalement clos.
Là on nous sépare.
Chacun dans une cabine vitrée intégralement mais je ne vois plus les autres.

Au bout de quelques heures un clone vert ,
(j’apprendrai plus tard que la couleur correspond à une fonction, ceux qui nous ont « arrêtés » étaient gris métal. Ils ont tous le même visage seule la couleur change)
Un clone vert donc vient me demander de me déshabiller,
Me tend juste une combinaison intégrale sèche ,
(après la douche désinfectante nous n’avons pu nous sécher).
Me dit de me laver et de bien me rincer (car ce dont ils se servent pour désinfecter donne des allergies aux humains !?!).
Il ne répond à mes questions que par : « Plus tard » et « Obéissez ».
Comme je lui demande où je puis m’isoler, il me montre que de l’autre côté de la cloison il y a un bloc sanitaire (Bain-douche-séchoir et WC).
Comme je te l’ai dit tout est vitré mais on ne voit pas de l’autre côté.
(J’apprendrai plus tard que les cloisons sont des capteurs de mouvements – en fait nous sommes surveillés en permanence, breee !).
La cabine elle est meublée d’un lit, d’une chaise et d’une table.
Quand je reviens habillée il prend mes vêtements de voyage, on nous a déjà délesté de tous ce que nous portions sur le tarmac (montres, ordis perso, sacs de voyage, etc …)
- Nous avons eu la surprise de les retrouver chez nous avec nos bagages en rentrant hier.

Encore quelques heures et un clone mauve m’apporte de quoi me nourrir.
- Je ne sais pas ce que c’est mais j’ai faim et c’est du solide.
Toujours pas de réponse à mes questions.

Je finis par m’endormir et je suis réveillée sans ménagement par deux clones orange qui me disent de les suivre.
« Silence » est la seule réponse à mes questions.
La communication est réduite au strict minimum.
Dans le couloir deux robots armés nous servent d’escorte.

On rejoint une salle pleine d’instruments médicaux.
Là une équipe de clones blanc en blouse blanche, gantés, masqués (comme si les clones risquaient d’attraper des maladies !) me répète que je suis démagnétisée et qu’il va falloir faire des tests pour vérifier que je suis humaine.
Scanners, fond de l’œil, prise de sang, de moelle, taille, poids, etc … Pas un point du corps qui ne soit oublié.
J’en sors épuisée et sûre d’une chose : si j’ai une maladie je le saurai.
Et toujours pas de réponse à mes questions.

Retour à ma cellule, douche, repas, sommeil.
Je crois que ça fait trois ou quatre jours que je suis là.
Depuis ma visite « médicale » je ne suis pas ressortie, seul le clone mauve m’a apporté des repas.

Cinq ou sixième jour (je perds la notion du temps) les clones orange reviennent me chercher, – un seul robot dans le couloir.
Ils me conduisent dans une salle un peu plus grande que ma cabine. Un fauteuil face à un écran, je dois m’y asseoir et regarder.
On me passe un film qui vantent les installations sur Mars – nous y avons passé un mois par moment je reconnais des images que j’ai prises. Ils ont fait un montage.
Les clones ne répondent toujours pas à mes questions mais maintenant je suis certaine qu’ils les enregistrent.
Au retour le robot est absent mais ils sont deux à nous attendre au détour d’un couloir pour nous accompagner jusqu’à ma cabine.
Pourquoi ai-je l’impression que le chemin du retour n’est pas le même que celui de l’aller ?!

Les trois ou quatre jours suivant pas de sortie.
Puis de nouveau les clones orange viennent me chercher. Les robots font un bout de chemin avec nous puis disparaissent.
Au bout du chemin on arrive dans une grande salle de sport.
Des clones jaunes m’obligent à nager, courir, ramer, etc …

Retour en cabine cette fois c’est sûr les chemins sont différents.

Je suis surprise d’être réveillée deux jours après par un clone vert.
Dépêchez-vous, me dit-il, aujourd’hui on vous interroge.
Ouaouh ! Que de mots pour un seul clone, ça vaut presqu’une explication !

Après un trajet relativement court (accompagnés par un seul robot) j’entre dans une salle presque confortable et accueillante (il y a un petit palmier dans un coin, une fausse fenêtre et sur le bureau une boite à bonbons !).
Deux clones bleu sont installés derrière le bureau.
Ils me font signe de m’asseoir et enfin j’ai le droit à une explication :
Lors de notre voyage de la Lune à la Terre un des containers à piles de Vénus c’est ouvert. Nous avons tous été démagnétisés.
Tu sais ce filament qu’on nous implante à la naissance le long de la colonne vertébrale entre la cinquième et la onzième vertèbre. Ce filament qui enregistre notre ADN, notre santé, nos voyages, nos études, etc … Ben ce filament a sur-énergisé pendant le voyage et à l’arrivée il n’y avait plus aucune donnée.
Bref, les examens ont montré que nous sommes humain, avec l’ADN ils ont pu reconstituer notre lignée mais …
- Il y a toujours un mais avec l’administration -
… Il faut maintenant vérifier avec nos souvenirs si nous sommes en parfait accord avec leurs recherches et vérifications.

Les interrogatoires ont duré cinq jours.
Les clones se succédaient, j’avais le droit à deux repas par jours puis trois, à du café (euh de l’ersatz), à quatre heures de sommeil, j’ai dû raconter ma vie (heureusement que je n’ai que 57 ans imagine ceux qui ont 100 ou 120 ans comme le commandant de la navette !).
Ils ont tout vérifié.

Et puis un beau matin, enfin j’ai su que c’était le matin après notre retour,
- J’ai définitivement perdu la notion du temps pendant ces interrogatoires.
Donc à un moment le clone bleu N°1 m’a dit :
« Bien, c’est fini, vous comprenez on est obligé de tout vérifier des fois que vous soyez des clandestins ! ! »
« Des quoi ? » ai-je demandé.
« Des clandestins ou même des terroristes.
D’ailleurs à ce propos avant de vous libérer nous vous demandons de signer ce formulaire. C’est un formulaire de confidentialité.
Il ne faut pas que les non-terriens puissent connaître cet endroit et nos méthodes.
Si vous en faisiez part à qui que ce soi nous nierions toutes vos assertions.
Pour vos familles, amis et collègues ne vous inquiétez pas, les vérifications ont été faites sous forme d’exercices et de tests de mémoire.
Quant au retard pour votre retour de voyage nous avons fait passer aux JT un flash comme quoi votre voyage était prolongé pour convenance d’exploration.
On va vous donner les images d’une région de Mars que vous êtes sensé avoir exploré le mois dernier.  »
Alors j’ai signé. Trop contente que ce soit terminé et trop fatiguée pour chercher plus loin.

Le lendemain matin, les clones gris métal sont venus me chercher.
Arrivés au bout du couloir les autres sont apparus venant chacun d’un couloir différent.
Les clones nous ont conduits devant une porte ouverte et là, ô surprise !, nous étions sur le tarmac.
Le coup du sous-marin c’est pour casser toute velléité de fuite.

Enfin nous sommes chez nous.
Oh, que c’est doux !

Voilà Réna,
Comme tu t’en doutes tout ça est un conte.
Sincèrement des « Non-terriens » pourquoi pas des extraterrestres ?!
Depuis le temps que notre énergie fonctionne aux piles de Vénus aucun container ne s’est ouvert.
Si notre voyage a été plus long que prévu c’est bien parce que nous avons participé à une mission d’exploration sur Mars non prévue au programme.
Et si tu avais levé le nez de ton clavier et regardé le JT au lieu de t’enfermer pour finir à temps ton nouveau roman, tu ne m’aurais pas laissé tous ces messages inquiets quant aux risques que nous prenons à faire le tour des planètes !
Il faut que tu dé-stresses !

Maintenant je vais me mettre au montage du film de ce voyage.
La première projection a lieu dans un mois, je compte sur ta présence.

Je te frôle la joue.
À très vite.

Post scriptum :
Au fait, quand fais-tu une séance de signatures ?
On pourrait déjeuner avant ou après ou même dîner.
Tiens-moi au courant.

Place aux Masques !

Quand le spectacle est terminé,
Que vous croyez la salle vide,

C’est l’heure des Masques !

Retournez-vous …
Le théâtre est leur royaume,
Notre vie leur comédie.

Sans nous …
La scène s’emplit de rires, larmes, cris et singeries.
La dérision de nos passions nourrit leur vie.
La vie des pauvres humains que nous sommes,
Passée au crible de la poésie,
Donne sa pâture aux masques.

Fantômes de nos histoires,
Essences de nos âmes.
Pas besoin de programme,
Improvisation sans limite !
Nous fournissons le canevas.
Ils le transforment en comédie,
Leurres, fantasmes et railleries.

Sans nous …
La salle revit et applaudit.

Quand vous croyez la salle vide,
Retournez-vous …
C’est l’heure des Masques !

Place aux Masques

“Place aux Masques !”
Huile sur toile L730 X H1000