Quand j’vais au restaurant … Ce qui m’intéresse, c’est c’qu’il y a dans mon assiette !

D’abord mes yeux veulent être séduits :
Un plat beau au regard,
Comme mon nez est de la partie :
Un plat composé de produits frais,
Le fumet qui s’en dégage doit faire frétiller mes papilles.
Et quand je porte ma fourchette à la bouche …
Mon goût se transforme en gourmet !
Les promesses des yeux et du nez doivent être tenues :
Je veux des saveurs allant bien ensemble.
À la fin du repas je veux être satisfaite et …
Que l’addition soit raisonnable.

Cela suppose qu’en cuisine :
Les marmitons ont bien fait leur travail.
Ils ont préparé le programme !

Ils sont allés au marché,
Ont étudié toutes les options.
Rapport qualité prix.
Comment faire le « très bien » avec des moyens sensés.

Dans la cuisine ils ont choisis les bons récipients,
Le temps de cuisson idéal,
L’assaisonnement parfait,
Pour me servir au final un repas équilibré
Que je puisse bien digérer.

Comment ils ont fait ne m’intéresse que faiblement.
Le Chef que ces marmitons se choisissent …
C’est leur cuisine interne.
Que la serveuse et/ou le serveur soit agréable … ?
C’est un plus que j’accepte …
Un peu comme …
Une belle vitrine attire le chaland dans le magasin.

Par contre j’exige que cela soit fait et servi proprement,
Le respect de l’hygiène est irrévocable !

Bref si je suis satisfaite :
Présentez-moi le Chef et je voterai pour lui.
Mais n’oubliez pas avant de bien préparer le “menu”,
C’est la seule chose qui m’intéresse !

Le resto c’est comme la politique …
Peu importe le Chef seul compte le contenu de l’assiette !

19 Octobre 2159 … Aie, aie, aie ! Démagnétisés !!

Oui, si je n’ai pas donné de nouvelles depuis notre retour de croisière c’est parce que j’ai été démagnétisée !!
Voilà Réna, je te raconte,
Assieds-toi (ça va être un peu long) et imagine :

Comme de coutume à la fin de la croisière on fait escale sur la Lune pour prendre la navette Terra-Luna.
(Tu sais que les vaisseaux sont trop lourds pour se poser sur l’eau de la Terre et puis ça dépenserait trop d’énergie.).

Comme nous étions peu nombreux
- enfin moins nombreux qu’au départ puisque certains d’entre nous ont pris leur poste sur Mars à l’escale de retour.
Le commandant de la navette a accepté un chargement de piles d’énergie en provenance de Vénus.
Puisqu’on essaye au maximum de réduire les voyages de transports, c’était normal.

Par prudence on nous demande de bien rester dans nos quartiers – restreints pour la circonstance.
Pas de problème Lune à Terre c’est jamais que 32 heures de voyage.

Donc après deux jours sur la Lune,
- charmante l’escale je t’en parlerai plus tard -
Donc nous voilà de retour.
On débarque tranquilles, joyeux, des images plein la tête et les caméras.
Pressés de raconter notre voyage.
En même temps heureux de rentrer chez nous
- dix huit mois autour des planètes c’est quand même long -

Et là le cauchemar commence !

À peine les pieds sur le tarmac :
Une sonnerie stridente retentit,
Des flashs de lumière blanche (insupportables !) nous aveuglent,
Tous les employés humains prennent la fuite.
Nous sommes paralysés.

Les clones et les robots de sécurités convergent vers nous d’un seul mouvement et nous mettent en joue.
Jets de douches glacés à l’odeur de désinfectant !
Puis seuls les robots s’approchent de nous munis de rayons X !
Tout ça sans un mot !
- On se serait crus dans un film de science fiction !

Enfin sirènes et lumières s’arrêtent.
Un des clones s’approche et nous demande qui nous sommes et pourquoi nous venons sur Terre.
Le commandant se présente, nous présente.
Mais le clone nous annonce que nous sommes démagnétisés et qu’il va falloir vérifier.
Il nous dit de le suivre. Inutile de résister !
- Vu leur nombre (dix contre un), leur taille (pas moins de deux mètres) et leur visage sur mode agressif.
Comme en plus les robots armés les accompagnent -
Nul d’entre nous ne bronche, on les suit.

Le cauchemar devient film d’horreur !

On entre dans un tunnel peu éclairé et on nous fait entrer dans un sous-marin.
Toujours aucun humain.
Après deux ou trois heures de voyage on débarque dans un espace totalement clos.
Là on nous sépare.
Chacun dans une cabine vitrée intégralement mais je ne vois plus les autres.

Au bout de quelques heures un clone vert ,
(j’apprendrai plus tard que la couleur correspond à une fonction, ceux qui nous ont « arrêtés » étaient gris métal. Ils ont tous le même visage seule la couleur change)
Un clone vert donc vient me demander de me déshabiller,
Me tend juste une combinaison intégrale sèche ,
(après la douche désinfectante nous n’avons pu nous sécher).
Me dit de me laver et de bien me rincer (car ce dont ils se servent pour désinfecter donne des allergies aux humains !?!).
Il ne répond à mes questions que par : « Plus tard » et « Obéissez ».
Comme je lui demande où je puis m’isoler, il me montre que de l’autre côté de la cloison il y a un bloc sanitaire (Bain-douche-séchoir et WC).
Comme je te l’ai dit tout est vitré mais on ne voit pas de l’autre côté.
(J’apprendrai plus tard que les cloisons sont des capteurs de mouvements – en fait nous sommes surveillés en permanence, breee !).
La cabine elle est meublée d’un lit, d’une chaise et d’une table.
Quand je reviens habillée il prend mes vêtements de voyage, on nous a déjà délesté de tous ce que nous portions sur le tarmac (montres, ordis perso, sacs de voyage, etc …)
- Nous avons eu la surprise de les retrouver chez nous avec nos bagages en rentrant hier.

Encore quelques heures et un clone mauve m’apporte de quoi me nourrir.
- Je ne sais pas ce que c’est mais j’ai faim et c’est du solide.
Toujours pas de réponse à mes questions.

Je finis par m’endormir et je suis réveillée sans ménagement par deux clones orange qui me disent de les suivre.
« Silence » est la seule réponse à mes questions.
La communication est réduite au strict minimum.
Dans le couloir deux robots armés nous servent d’escorte.

On rejoint une salle pleine d’instruments médicaux.
Là une équipe de clones blanc en blouse blanche, gantés, masqués (comme si les clones risquaient d’attraper des maladies !) me répète que je suis démagnétisée et qu’il va falloir faire des tests pour vérifier que je suis humaine.
Scanners, fond de l’œil, prise de sang, de moelle, taille, poids, etc … Pas un point du corps qui ne soit oublié.
J’en sors épuisée et sûre d’une chose : si j’ai une maladie je le saurai.
Et toujours pas de réponse à mes questions.

Retour à ma cellule, douche, repas, sommeil.
Je crois que ça fait trois ou quatre jours que je suis là.
Depuis ma visite « médicale » je ne suis pas ressortie, seul le clone mauve m’a apporté des repas.

Cinq ou sixième jour (je perds la notion du temps) les clones orange reviennent me chercher, – un seul robot dans le couloir.
Ils me conduisent dans une salle un peu plus grande que ma cabine. Un fauteuil face à un écran, je dois m’y asseoir et regarder.
On me passe un film qui vantent les installations sur Mars – nous y avons passé un mois par moment je reconnais des images que j’ai prises. Ils ont fait un montage.
Les clones ne répondent toujours pas à mes questions mais maintenant je suis certaine qu’ils les enregistrent.
Au retour le robot est absent mais ils sont deux à nous attendre au détour d’un couloir pour nous accompagner jusqu’à ma cabine.
Pourquoi ai-je l’impression que le chemin du retour n’est pas le même que celui de l’aller ?!

Les trois ou quatre jours suivant pas de sortie.
Puis de nouveau les clones orange viennent me chercher. Les robots font un bout de chemin avec nous puis disparaissent.
Au bout du chemin on arrive dans une grande salle de sport.
Des clones jaunes m’obligent à nager, courir, ramer, etc …

Retour en cabine cette fois c’est sûr les chemins sont différents.

Je suis surprise d’être réveillée deux jours après par un clone vert.
Dépêchez-vous, me dit-il, aujourd’hui on vous interroge.
Ouaouh ! Que de mots pour un seul clone, ça vaut presqu’une explication !

Après un trajet relativement court (accompagnés par un seul robot) j’entre dans une salle presque confortable et accueillante (il y a un petit palmier dans un coin, une fausse fenêtre et sur le bureau une boite à bonbons !).
Deux clones bleu sont installés derrière le bureau.
Ils me font signe de m’asseoir et enfin j’ai le droit à une explication :
Lors de notre voyage de la Lune à la Terre un des containers à piles de Vénus c’est ouvert. Nous avons tous été démagnétisés.
Tu sais ce filament qu’on nous implante à la naissance le long de la colonne vertébrale entre la cinquième et la onzième vertèbre. Ce filament qui enregistre notre ADN, notre santé, nos voyages, nos études, etc … Ben ce filament a sur-énergisé pendant le voyage et à l’arrivée il n’y avait plus aucune donnée.
Bref, les examens ont montré que nous sommes humain, avec l’ADN ils ont pu reconstituer notre lignée mais …
- Il y a toujours un mais avec l’administration -
… Il faut maintenant vérifier avec nos souvenirs si nous sommes en parfait accord avec leurs recherches et vérifications.

Les interrogatoires ont duré cinq jours.
Les clones se succédaient, j’avais le droit à deux repas par jours puis trois, à du café (euh de l’ersatz), à quatre heures de sommeil, j’ai dû raconter ma vie (heureusement que je n’ai que 57 ans imagine ceux qui ont 100 ou 120 ans comme le commandant de la navette !).
Ils ont tout vérifié.

Et puis un beau matin, enfin j’ai su que c’était le matin après notre retour,
- J’ai définitivement perdu la notion du temps pendant ces interrogatoires.
Donc à un moment le clone bleu N°1 m’a dit :
« Bien, c’est fini, vous comprenez on est obligé de tout vérifier des fois que vous soyez des clandestins ! ! »
« Des quoi ? » ai-je demandé.
« Des clandestins ou même des terroristes.
D’ailleurs à ce propos avant de vous libérer nous vous demandons de signer ce formulaire. C’est un formulaire de confidentialité.
Il ne faut pas que les non-terriens puissent connaître cet endroit et nos méthodes.
Si vous en faisiez part à qui que ce soi nous nierions toutes vos assertions.
Pour vos familles, amis et collègues ne vous inquiétez pas, les vérifications ont été faites sous forme d’exercices et de tests de mémoire.
Quant au retard pour votre retour de voyage nous avons fait passer aux JT un flash comme quoi votre voyage était prolongé pour convenance d’exploration.
On va vous donner les images d’une région de Mars que vous êtes sensé avoir exploré le mois dernier.  »
Alors j’ai signé. Trop contente que ce soit terminé et trop fatiguée pour chercher plus loin.

Le lendemain matin, les clones gris métal sont venus me chercher.
Arrivés au bout du couloir les autres sont apparus venant chacun d’un couloir différent.
Les clones nous ont conduits devant une porte ouverte et là, ô surprise !, nous étions sur le tarmac.
Le coup du sous-marin c’est pour casser toute velléité de fuite.

Enfin nous sommes chez nous.
Oh, que c’est doux !

Voilà Réna,
Comme tu t’en doutes tout ça est un conte.
Sincèrement des « Non-terriens » pourquoi pas des extraterrestres ?!
Depuis le temps que notre énergie fonctionne aux piles de Vénus aucun container ne s’est ouvert.
Si notre voyage a été plus long que prévu c’est bien parce que nous avons participé à une mission d’exploration sur Mars non prévue au programme.
Et si tu avais levé le nez de ton clavier et regardé le JT au lieu de t’enfermer pour finir à temps ton nouveau roman, tu ne m’aurais pas laissé tous ces messages inquiets quant aux risques que nous prenons à faire le tour des planètes !
Il faut que tu dé-stresses !

Maintenant je vais me mettre au montage du film de ce voyage.
La première projection a lieu dans un mois, je compte sur ta présence.

Je te frôle la joue.
À très vite.

Post scriptum :
Au fait, quand fais-tu une séance de signatures ?
On pourrait déjeuner avant ou après ou même dîner.
Tiens-moi au courant.

Suffit mes pieds ! Stop ! Fini !

Suffit ! Stop ! Fini !
Y’en a marre ! Arrêtez de me prendre la tête !

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!!!!!!!!

Il est temps que nous nous expliquions
- entre quat’syeux – !!!

D’abord,
- Et soyez certain que je ne céderai pas -
Vous ne sortirez pas nu !!!!
Non mais où vous croyez-vous ?
À la plage peut-être ?!
Puis Non !
Je ne marcherai pas sur les mains.
- Faîtes-vous la cuisine ?!? -

Si vous croyez malin
- pour que je pense à vous -
d’enfler au point de faire peur à vos chaussures ?
Si vous croyez sensé
de rougir, de fourmiller, de cramper …
- j’en passe et des plus douloureux ! -
Jusqu’à ce que je n’ai plus qu’envie de vous déshabiller !
Vous délirez !!!

Pour qui vous prenez-vous ?
Que je sache, quand il s’agit de vous chausser je vous consulte.
Convenez-en :
Je ne suis jamais entrée chez un bottier sans que vous soyez du voyage ?!

Souvenez-vous :
Lorsque vient le temps de vous vêtir,
Le rituel est immuable.
Nous faisons ensemble le “lèche vitrine”
Mes yeux disent “Tiens ce modèle nous plaît bien !”
Immédiatement je vous transmets l’information.
Nous entrons ensemble dans la boutique …
Je demande la taille qui vous convient.
- vous admettrez que 35 n’est pas des plus courant.
Je vérifie que c’est tout cuir (dedans, dessus, dessous)
- vous l’exigez et jamais je n’ai négligé votre bien être -
Ensuite vous essayez, vous marchez,
– vous paradez même, fiers que vous êtes de votre petite taille et de votre finesse.
Vous profitez de mes yeux pour vérifier votre allure.
- On vous présente plusieurs modèles !!! -
Vous vous glissez dedans comme mes mains dans leurs gants.
Enfin, avec votre accord, j’achète ce que Vous avez choisi.

Alors que ce passe-t-il ?
Pourquoi cette rébellion ?

Jusqu’à présent entre vous et moi tout allait bien.

Je n’ai nullement changé mes habitudes.
Je vous dorlote,
Vous lisse,
Vous crème,
Vous oins,
Je coupe vos ongles et les lime avec délicatesse.
L’été je vous aère,
Dès qu’il fait froid je vous protège.

Allons, exprimez-vous …
Je marche beaucoup …
Cela vous plaisait hier,
- vous n’allez pas soudain jouer les casaniers ?!?
Pourquoi depuis quelques jours vous me brûlez dès le premier kilomètre ?
Comment ? … Piétiner !!!
Les files d’attente vous insupportent …
J’en suis marrie.

Non, je ne puis promener une chaise !?!
(D’ailleurs mon dos en refuserait la charge).
- N’oubliez pas que si vous êtes deux parts de mon corps
Je dois, moi, tenir compte de toutes ses composantes.
Nous sommes une et indivisible. -

Vous devez me porter ?! …
Quel scoop !!!
Et cela vous fatigue …
Et moi je vous ménage, pas un gramme superflu !
Vous portiez hier tout autant qu’aujourd’hui.
Les surcharges !?!
Il faut bien faire des achats pour nous nourrir.

Convenez-en,
Vous n’avez aucun argument pour justifier votre attitude.
Cessez vos jérémiades.
Je ne peux vous laisser à la maison quand je sors.
Hé hé !!!
Pardonnez-moi de rire mais imaginez la tête des voisins :
“- Qu’avez-vous fait de vos pieds ?
– Heu ! … Nous nous sommes séparés pour incompatibilité !”
Pourquoi ne pas divorcer au point où nous en sommes ?!
Vous êtes ridicules !

Cette querelle douloureuse est épuisante !!

S’il vous plaît mes pieds,
Avec tout mon respect,
Arrêtez de me prendre la tête !!!!

Youpi ! C’est l’An Neuf !!!

Comment ça vous le savez déjà ?!
Moi aussi je le sais,
Depuis 13 jours en effet.
Et alors, quoi !!!
J’ai quand même le droit de me réjouir d’avoir enfin, au sens pratique, terminé 2008.

Parce que si pour vous l’année
- qui compta 24 heures et une seconde de plus que la moyenne -
fut suffisante en temps pour venir à bout de tout.
Pour moi elle fut trop courte.
- Si seulement ça avait été son seul défaut !!!

En vrai, il ne m’a fallu que neuf jours pour en venir à bout …
Ensuite j’ai pris du temps pour souffler, me reposer,
Prendre mon élan pour entrer en 2009.

Digérer 2008 quoi !
Me dire avec le sourire :
“Enfin, elle est finie.
2008 appartient à l’Histoire.”

Parce que malgré tous ses défauts,
2008 a sa page d’Histoire :
Le 4 novembre !!!
Ce ne fut pas de la fiction,
Monsieur Barack Obama élu président des États Unis !!!

Ouaou !!!
Sur le coup j’ai voulu partager ma joie.
J’ai appelé mes proches, on était heureux.
Mes pensées vont à Rosa Parks, Martin Luther King, …
À tous ceux qui luttèrent et luttent pour l’égalité.
En cette année plus encline aux mauvaises nouvelles qu’aux moments de joie,
Cette élection fait l’effet d’un bol d’air frais.
Enfin la Pensée à l’unisson de la technologie passe au XXIᵉᵐᵉ siècle !
Le plus peuplé des états occidentaux (302 millions d’habitants !)
choisi comme représentant un homme pour ses qualités,
- son programme, ses objectifs – sans tenir compte de la couleur de sa peau.
Géant !!!

Hélas le lendemain matin,
- Je suis pas états-unienne …
Dans mon petit pays occidental (64,3 millions d’habitants),
La lecture des journaux m’a plombé le moral.
- Les réactions des gouvernants …
Breeee !!
J’en ai encore froid dans le dos.

Mais bon, je ne me laisserai pas aller.
C’est l’an neuf,
L’heure des vœux.
Alors pour faire simple :
Que tout ce que vous vous souhaitez arrive.

Quant à moi,
Je vais fermer la fenêtre et me mettre au boulot.
Ou bien sortir et apprendre à patiner …
Qui sait ce sur quoi je glisserai cette année ?
J’veux garder l’équilibre.

Patiner

“Juste patiner”
Craie et crayons
Format A4

Dialogues recueillis en 2010 …

1) Entre une mère et son fils :
L’enfant :”- Dis Maman c’est quoi les Droits de l’homme ? …
La maman : – Heu… Bien c’est une notion disparue qui disait que les hommes étaient égaux.
Le fils : – Dis Maman pourquoi ça a disparu ?
La maman : … Heu, parce que c’était pas rentable.
Le fils : – C’est quoi pas rentable ?
La maman : – Heu …..

2) Une autre famille dans une autre rue. La petite Annie, 5 ans, fait tomber sa sucette elle pleure :
Le père : “Tais-toi tu troubles l’Ordre Public, ON va te ficher !”

3) Un soir les enfants chahutent et rient avant de s’endormir :
Les parents : “Taisez-vous sinon on appelle Edwige !”

10 mars 2108 … Les paris sont ouverts !!!

Chère Deara,

Comment vas-tu ?
Pardonne-moi mais impossible d’assister à ton vernissage,

(On a passé un mois à étudier les programmes pour le choix des Polygones.
- Tu as de la chance toi c’est seulement l’année prochaine).

J’espère que tout c’est bien passé et que tu as beaucoup de commandes,
Je viendrai passer quelques jours avec toi en avril.
Pollen n’est pas en vacances mais moi j’aurai fini mon mémoire,
- « Histoire de la famille »
Je prendrai une semaine pour te voir.

Tu sais, bien sûr, c’est contraignant de lire tous les programmes,
- mais voter est obligatoire et on doit prouver nos connaissances pour valider nos votes.
Alors !!!
(En fait c’est très intéressant).

Et puis maintenant c’est le moment amusant :
Les choix des polygones sous le Dôme Himalaya étant terminé …
Les paris sont ouverts !!! :

Qui se cachent derrière les programmes ?!

- Tu sais avant la Grande Crue les candidats se présentaient visages découverts !?!?!?!

Enfin, Pollen dit que le P3 que j’ai choisi est trop bien.
Il pense que dans ses concepteurs il y a une AI !
Moi je dis que n’importe comment rien ne l’interdit dans la Constitution Terre,
- ni dans celle Inter-Planètes.
Alors !!!
Se faire aider pour proposer un programme qui engage l’avenir du Dôme pour 6 ans … !!
En plus une AI ce n’est pas vraiment un candidat c’est juste un assistant.

Enfin pour P3 j’ai parié qu’ils sont sept.
Moi je verrai bien cette répartition :
Un(e) Éconutritionniste
- comme ça toutes les phases de l’homme dans l’environnement seront représentées.
Un(e) Répartiteur du travail
– et oui ! Il faut que chacun fasse absolument sa part des corvées !
Un(e) Historien (un peu philosophe)
– Pollen dit que c’est à moi que je pense, à cause de mes études du moment !!!
Un(e) Médecin
- avec les explorations tout azimut il faut vraiment faire attention.
Un(e) Enseignant
- le temps d’étude doit être mieux réparti. Il y a tellement de choses à apprendre !
Et bien sûr un(e) Voyageur de l’espace.
Et puis évidemment équilibre femmes-hommes et métis des anciens continents.

Bref que le Polygone représente bien les habitants du Dôme et leurs besoins.
C’est que en plus, comme l’eau a bien baissé autour du Dôme on parle de l’agrandir.
- et peut-être d’ici trois ans l’ouvrir de temps en temps – mais là on extrapole.

Évidemment, Pollen dit que je suis utopiste !!!

Enfin, résultats à la fin du mois !
J’ai hâte d’y être.

Au fait j’allais oublié,
En établissant mon mémoire j’ai retrouvé une de mes ancêtres.
Une peintre – un peu écrivain.
À l’époque ils faisaient déjà des festivals et des concours comme celui que j’ai trouvé : le Festival de Romans.
Elle aussi elle disait : “Venez voir et si ça vous dit voter pour moi”

Bon,
Chère Deara,
Dis-moi comment va ton expo, est-ce tu vas faire le tour des Dômes avec ?

Je te frôle la joue.
À très vite.

Hé ! Oui, toi … Le Temps, tu m’ennuies.

Ce matin, j’ouvre mes volets, chic le Soleil luit !!!
Vite ! Mon café, douchée, habillée …
Me voici dehors en un saut.
Aujourd’hui j’oublie les soucis.
Courez mes jambes, je dessine les oiseaux.

!..?…!!…??…?!

Zut, je n’ai pas de parapluie.
Dis le Temps, tu ne pourrais pas de temps en temps,
- juste pendant une journée -
ne pas changer le temps à tout instant ?

bourasque.jpg

“Bourrasque”
Huile sur toile 600 X 810

Que la Lumière Soit … ?!?

J’ai dit : “Que Lumière Soit.” … ??
Bon, avec moi ça ne fonctionne pas.
Soit … Suffit pas de le dire,
Faut aussi qu’il y ait du courant.
Je voulais juste essayer.

Que j’vous raconte :

Dans mon immeuble y a des travaux.
Mise aux normes du réseau
- réseau électrique évidemment !
Lumineux non ?
Alors depuis trois mois ILS percent des trous
- gros trous, p’tits trous, encore des p’tits trous -
ILS passent des cables, rebouchent les trous,
Je vous passe les détails.
Y’a bien eu quelques petites interruptions de courant
- mais c’était alternatif.

Aujourd’hui c’est le grand jour !
Enfin !
Ça fait quatre fois qu’ILS changent la date !!!
Coupure toute la journée !!!!!!!
De 8h à 17h !

Pas grave, aujourd’hui j’vais peindre.
Une toile vierge, des brosses,
Sûr en hiver au rez-de-chaussée il n’y a pas beaucoup de lumière,
- mais je connais bien mes couleurs.

À 7h 35 je suis prête : gros pull, chaussettes, mitaines
- Hé ! Pas de courant pas de chauffage.
Vite du thé,
Tasse, miel, théière, thé, eau dans la casserole …
Zut !
ILS sont en avance.
Ma cuisinière est électrique …

Pas grave, courage !
- J’boirais du jus d’orange (il est bien frais).

Je veux de la Musique …
Musique … Où est la Musiqueeeeee ??
Vous avez déjà écouté un CD sans électricité ?
- Y’a bien le rythme des marteaux et des perceuses
(Oui électriques les perceuses, dans l’escalier).
Si ça continue, j’vais “péter un plomb”.

Aller courage Moi !
Je respire un grand coup, je me mets au travail.

Bref, je vous passe ma matinée,
Entre vrilles et marteaux,
À midi,
- Doigts et pieds gelés, mal à la tête,
Je claque des dents …
J’abandonne, il faut que je sorte …

Dehors … Il pleut …
C’coup-ci je disjoncte !!!!!!!!!!!!

Ce fut indolore …

J’ai inspiré très fort,
J’ai fermé les yeux,
Je me suis roulée en boule.
- J’ai fais l’œuf quoi !
Et je me suis lancée,
J’ai sauté dans le vide …

En une micro-seconde j’ai fait le tour de l’Infini.

Puis j’ai soufflé très fort.
J’ai bougé les doigts de pied,
Puis ceux des mains.
Je me suis déroulée,
J’ai ouvert les yeux.

Je suis entière !!!
Revenue à mon point de départ,
- à une micro-seconde de distance !

La seule chose que je regrette …
C’est que je n’ai pas eu le temps de prendre de photographie.
Dommage, ça vous aurait plu.

Enfin, le premier pas est fait,
Restent 366 jours pour dresser l’Infini en Grand Huit !
- Histoire qu’il prenne sa place dans le calendrier.

J’espère que pour vous cela c’est aussi bien passé.
2007 c’est l’Histoire 2008 c’est l’Avenir !!
Alors bonne année à tous !

mon-vol-sur-les-ailes-du-condor.jpg

“Mon vol sur les ailes du Condor”
Huile sur toile L46 X H61